Alexander Zverev n'a eu besoin que de deux heures et dix-sept minutes pour écarter Rafael Jódar en quart de finale de Roland-Garros, mardi. Score final : 7-6(3), 6-1, 6-3. Une victoire nette qui propulse l'Allemand en demi-finale du tournoi parisien pour la quatrième fois de sa carrière.
Le premier set a pourtant fait douter. Mené 2-5, Zverev a trouvé les ressources pour renverser la tendance et arracher le tie-break, remporté 7 points à 3. La suite n'a plus été qu'une formalité. Le numéro 2 mondial a déroulé son tennis, concédant à peine cinq jeux sur les deux dernières manches.
En conférence de presse, Zverev s'est montré détendu et philosophe. Interrogé sur la pression qui l'accompagne à chaque Grand Chelem, il a évoqué Roger Federer avec une pointe d'humour : "Parfois, face à lui, j'avais l'impression de ne pas savoir jouer au tennis." Sur la question d'un éventuel échange entre sa médaille d'or olympique et un titre en Grand Chelem, la réponse a été sans détour : "Aucune chance. Jamais je n'échangerais mon or olympique."
John McEnroe, consultant pour la télévision américaine, estime que la pression n'a jamais été aussi forte sur les épaules de l'Allemand. Avec un tableau dégagé de tout ancien champion en simple, l'occasion est historique. Zverev n'a concédé qu'un seul set depuis le début de la quinzaine, signe d'une forme et d'une régularité remarquables.
Son prochain adversaire sera , le jeune Tchèque de 20 ans qui a éliminé João Fonseca en quart. Les deux joueurs se sont déjà affrontés cette saison sur terre battue, à Madrid, où Zverev l'avait emporté en trois sets. La demi-finale promet un duel de générations entre l'expérience et l'insouciance.


