Wimbledon a frappé fort. Le All England Club a dévoilé mercredi une enveloppe globale de 64,2 millions de livres pour l'édition 2026 des Championships, soit une hausse de 20 % par rapport aux 53,5 millions de l'année précédente. En chiffres bruts, cela représente 10,7 millions de livres supplémentaires injectés dans le troisième Grand Chelem de la saison.
Le vainqueur du simple, hommes comme femmes, empochera 3,6 millions de livres, soit 600 000 de plus qu'en 2025. Le finaliste recevra 1,8 million. Mais Wimbledon a choisi de redistribuer largement vers le bas du tableau : les dotations du premier tour augmentent de 21 %, celles des qualifications de 25 %. Un signal clair envoyé aux joueurs qui dénoncent depuis des mois l'écart grandissant entre les revenus des tournois et la rémunération des compétiteurs.
Deborah Jevans, présidente du All England Club, a souligné la volonté de bâtir un modèle durable. "Cette annonce reflète le succès des Championships et notre capacité à augmenter le prize money tout en investissant dans les infrastructures", a-t-elle déclaré. Le club prévoit également un étage supplémentaire dédié aux joueurs d'ici 2027, ainsi qu'un programme de soutien au tennis de base.
Ces annonces interviennent dans un climat de tensions entre les joueurs et les organisateurs de Grand Chelem. Les compétiteurs, portés par la Professional Players Association, estiment que les quatre Majeurs engrangent des milliards en droits télévisés et en billetterie sans redistribuer équitablement. La hausse de 20 % constitue un geste significatif, mais la question demeure : suffira-t-elle à apaiser les revendications ?
Avec Roland-Garros à peine terminé et la saison sur gazon qui bat son plein, les yeux se tournent désormais vers le 30 juin, date d'ouverture des Championships. Le prize money est record, les installations seront améliorées, mais le débat de fond sur le partage des revenus dans le tennis ne fait que commencer.



