Un soir de décembre 2025, quelqu'un sonne à la porte de Marketa Vondrousova. Il est plus de 20 heures. L'homme à l'interphone refuse de s'identifier clairement et exige un test urinaire immédiat. L'ancienne championne de Wimbledon refuse de lui ouvrir. Ce geste va peut-être lui coûter sa carrière.
Le 17 avril 2026, l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (ITIA) a officiellement inculpé la Tchèque pour « refus de se soumettre à un prélèvement d'échantillon sans justification convaincante ». La sanction maximale : quatre ans de suspension.
Vondrousova s'est défendue publiquement. « J'ai réagi comme une personne qui avait peur », a-t-elle écrit sur ses réseaux sociaux. Des experts médicaux ont confirmé qu'elle souffrait d'un trouble de stress aigu et d'un trouble anxieux généralisé au moment des faits. Pour expliquer sa réaction, la joueuse de 26 ans a invoqué un traumatisme profondément ancré dans le tennis tchèque : l'agression de Petra Kvitova en 2016, poignardée dans son propre appartement par un homme qui s'était fait passer pour un technicien.
« Après ce qui est arrivé à Petra, nous ne prenons pas les inconnus à notre porte à la légère », a ajouté Vondrousova. L'affaire soulève des questions légitimes sur les protocoles de contrôle antidopage, notamment les visites tardives sans identification préalable.
Pour l'heure, aucune suspension provisoire n'a été prononcée. Vondrousova reste autorisée à jouer pendant que l'enquête suit son cours. Mais l'ombre d'une interdiction de quatre ans plane sur la lauréate de Wimbledon 2023, absente de Rome cette semaine et dont la participation à Roland-Garros reste incertaine.
L'affaire rappelle la complexité du système antidopage dans le sport de haut niveau, où la sécurité des athlètes doit coexister avec les impératifs de contrôle. Un équilibre fragile que Vondrousova et l'ITIA devront trouver devant la justice sportive.

