Jannik Sinner a remporté dimanche le Rolex Monte-Carlo Masters en dominant Carlos Alcaraz 7-6(5), 6-3 en finale. L'Italien s'adjuge son premier titre à Monte-Carlo et récupère par la même occasion la place de numéro un mondial, qu'il avait cédée à l'Espagnol début 2026.
Le match a longtemps tenu ses promesses. Premier set accroché, échanges de fond de court d'une intensité rare, les deux meilleurs joueurs de la planète se sont rendus coup pour coup pendant plus d'une heure. Sinner a su trouver la faille dans le tie-break, convertissant sa deuxième balle de set sur un passing de revers chirurgical. Alcaraz, qui avait pourtant sauvé deux balles de break dans la manche, n'a pas réussi à maintenir le même niveau dans le deuxième set. L'Italien a breaké d'entrée et n'a plus lâché l'avantage.
Ce titre inscrit Sinner dans un club très fermé. Il devient le deuxième joueur de l'histoire à enchaîner le « Sunshine Double » (Indian Wells et Miami) et Monte-Carlo la même saison. Seul Novak Djokovic avait réalisé cet exploit, en 2015. Sinner rejoint également Djokovic et Rafael Nadal comme seul joueur à avoir remporté quatre titres Masters 1000 consécutifs.
Au classement, Sinner totalise désormais 67 semaines en tête du ranking ATP, une de plus qu'Alcaraz. La rivalité entre les deux hommes continue de structurer la saison, mais l'élan est clairement du côté de l'Italien. Depuis le début de l'année, Sinner affiche un bilan quasi parfait en Masters 1000, avec une série de victoires qui rappelle les meilleures heures du Big 3.
Alcaraz a reconnu la supériorité de son rival dimanche. L'Espagnol, qui défendait son titre monégasque, avait anticipé la perte de la première place mondiale dès les quarts de finale. Sa consolation : Barcelone commence lundi, sur une terre battue qu'il connaît intimement, et sans Sinner au tableau. Le N°1 mondial a décidé de faire l'impasse sur le tournoi catalan pour préserver sa forme en vue de Madrid et Roland-Garros.
Pour Sinner, cette victoire sur la terre battue de Monte-Carlo envoie un message fort. Longtemps considéré comme un spécialiste du dur, l'Italien de 24 ans prouve qu'il peut dominer sur toutes les surfaces. La question n'est plus de savoir s'il peut gagner Roland-Garros, mais quand.



