Aryna Sabalenka débarque à Madrid avec le statut de patronne incontestée du circuit féminin. Numéro un mondiale, tenante du titre à la Caja Magica, la Biélorusse vise un quatrième sacre dans la capitale espagnole. Un chiffre qui la placerait dans la légende du tournoi. Et rarement un tableau lui aura autant souri.
La cascade de forfaits a profondément redessiné le tirage au sort. Karolina Muchova, finaliste à Stuttgart dimanche dernier face à Rybakina, a invoqué la fatigue pour se retirer. Barbora Krejcikova, Emma Raducanu, Amanda Anisimova, Emma Navarro et Marketa Vondrousova manquent également à l'appel. Au total, six têtes de série féminines ont déclaré forfait avant le début du tableau principal, un niveau d'attrition inhabituel même pour un WTA 1000 de cette envergure.
Dans la moitié haute du tableau, Sabalenka devrait affronter Peyton Stearns ou Lois Boisson au deuxième tour, avant un éventuel quart de finale contre la jeune Mirra Andreeva. La demi-finale pourrait l'opposer à Iga Swiatek, qui traverse une période de reconstruction sous la houlette de son nouveau coach Carlos Roig, ancien bras droit de Rafael Nadal. La Polonaise, quadruple demi-finaliste ou mieux à Madrid, cherche encore ses marques après une saison sur dur décevante. Mais les dix jours passés à Majorque avec Roig semblent avoir ravivé sa flamme sur terre battue.
La moitié basse offre un choc potentiel entre Elena Rybakina, auréolée de son titre à Stuttgart où elle a dominé Muchova 7-5, 6-1 en finale, et en quarts de finale. , remontée dans le tableau des têtes de série grâce aux désistements, pourrait créer la surprise dans cette partie du draw.
Les chiffres parlent pour Sabalenka. Treize victoires sur ses quinze derniers matchs, un bilan de 26 victoires pour 4 défaites en 2026, et surtout un palmarès unique à Madrid : trois titres en quatre éditions, avec un seul revers en demi-finale en 2024. Sa puissance de frappe, sa confiance retrouvée après un début de saison tonitruant et son aisance naturelle sur la terre battue madrilène en altitude font d'elle la joueuse à battre, et de loin.
Le seul danger réel pourrait venir de Rybakina, en pleine bourre après Stuttgart et désormais numéro deux mondiale, ou de Swiatek si la Polonaise retrouve son meilleur niveau sur sa surface de prédilection. Le dernier carré promet des duels de haut vol. Mais le chemin jusque-là semble tout tracé pour la patronne.


