Elena Rybakina ne fait plus de bruit. Elle fait des résultats. Sacrée à Stuttgart dimanche face à Karolina Muchova 7-5, 6-1, la Kazakhe de 26 ans s'installe au deuxième rang mondial et prend la tête de la Race to Riyadh, devant Aryna Sabalenka.
Ce treizième titre WTA marque un tournant symbolique dans sa carrière. Pour la première fois, Rybakina remporte un tournoi qu'elle avait déjà gagné. Après douze sacres dans douze villes différentes, Stuttgart devient son premier territoire conquis deux fois. "Je me sens vraiment chez moi ici, on a juste envie de revenir chaque année", a-t-elle confié après la finale.
La domination en chiffres impressionne. Vingt-quatre coups gagnants contre dix-neuf fautes directes en finale. Soixante-dix-huit pour cent de points remportés derrière sa première balle. Quatre breaks convertis. Muchova, finaliste à Doha cette saison et remontée au 11e rang mondial, n'a pu rivaliser que dans le premier set, menant 5-5 après avoir comblé un retard de 2-5. Le deuxième set n'a été qu'une formalité, bouclé en trente-deux minutes.
Le parcours stuttgartois a pourtant frôlé la catastrophe. En quarts de finale, Rybakina a sauvé deux balles de match face à Leylah Fernandez avant de s'imposer dans un combat de près de trois heures. Cette capacité à survivre dans la tourmente puis à écraser l'adversaire suivant révèle une maturité compétitive que peu de joueuses possèdent sur le circuit.
Madrid représente désormais le prochain défi. Sur la terre battue en altitude de la Caja Mágica, son service canonné et sa puissance de frappe devraient faire des dégâts. Iga Swiatek, redescendue au quatrième rang mondial et en reconstruction avec son nouveau coach Francisco Roig, aura fort à faire pour contester la suprématie de Rybakina sur cette portion de calendrier.



