Le tableau féminin de Roland-Garros 2026 s'annonce comme l'un des plus ouverts de la décennie. Les qualifications débutent demain, le tableau principal le 25 mai, et les forces en présence dessinent un scénario passionnant.
Elina Svitolina arrive à Paris dans une forme exceptionnelle. L'Ukrainienne vient d'enchaîner trois victoires contre des joueuses du top 4 en quatre jours à Rome, battant successivement Iga Swiatek en demi-finale et Coco Gauff en finale pour décrocher son 20e titre WTA, un record pour une joueuse ukrainienne. À 31 ans, la mère de famille affiche un bilan de 28 victoires pour 7 défaites en 2026, dont un ratio de 7-3 contre le top 10.
Aryna Sabalenka, tête de série numéro 1, reste la favorite des bookmakers malgré son forfait à Rome pour un problème à la hanche. La Biélorusse, double lauréate en Grand Chelem, a dominé la saison sur dur mais doit encore prouver sa régularité sur terre battue cette année.
Gauff, tenante du titre, ne manque pas de confiance malgré sa défaite romaine. Ses mots après la finale (« j'ai traversé tous les scénarios possibles ») suggèrent une joueuse qui se sent prête pour le défi parisien. Sa frappe reste redoutable, seule l'agressivité dans les moments clés doit progresser.
Swiatek, triple championne à Paris (2022, 2023, 2025), a été stoppée par Svitolina en demi-finale à Rome. La Polonaise reste néanmoins la joueuse la plus titrée sur cette surface parmi les favorites et ne peut jamais être écartée à Roland-Garros.
L'absence notable concerne Marketa Vondrousova, finaliste 2019, suspendue provisoirement par l'Agence internationale d'intégrité du tennis après trois contrôles manqués. Le tableau perd une spécialiste de la terre battue mais gagne en lisibilité.
Parmi les outsiders, les regards se tournent vers Madison Keys, demi-finaliste à l'Open d'Australie, et Clara Tauson, en pleine ascension à 23 ans. Le tableau féminin promet des rebondissements dès les premiers tours.

