Naomi Osaka n'a pas choisi la facilité pour préparer son entrée en lice à Rome. Dimanche soir, pendant que ses adversaires peaufinaient leurs réglages sur la terre battue du Foro Italico, la Japonaise paradait sur le tapis rouge du Met Gala à New York, aux côtés de Venus Williams, co-présidente de la soirée.
Le thème de l'édition 2026, « Costume Art », a vu Osaka briller dans un tout autre registre que le tennis. Mais la fête terminée, la réalité sportive reprend ses droits : six heures de décalage horaire, un minimum de temps d'adaptation sur la surface, et un premier tour qui l'attend dès cette semaine.
Osaka bénéficie d'un bye au premier tour, ce qui lui laisse un peu de marge. Son adversaire sera Eva Lys, l'Allemande qui vient d'éliminer Katie Boulter en trois manches 6-4, 3-6, 6-4. Lys arrive donc en confiance et avec un match dans les jambes, un avantage non négligeable face à une joueuse qui débarque de New York sans avoir frappé une balle à Rome.
La quadruple lauréate de Grand Slam traverse une période de reconstruction depuis son retour de maternité. Sa saison 2026 reste contrastée, avec des éclairs de son meilleur niveau entrecoupés de sorties précoces. La terre battue n'a jamais été sa surface de prédilection, et le calendrier serré entre Rome et Roland-Garros ne laisse aucune place à l'improvisation.
Le défi logistique est réel. Traverser l'Atlantique à quelques jours de son match, gérer le jet-lag et retrouver immédiatement le rythme de la compétition : c'est un exercice périlleux que peu de joueuses du circuit tenteraient. Osaka, elle, assume pleinement cette double vie entre icône culturelle et compétitrice.
Si elle passe Lys, ou Jeanjean pourrait l'attendre au tour suivant. Un enchaînement redoutable sur une surface qui ne pardonne pas le manque de préparation. Le talent d'Osaka est immense, mais la terre battue romaine exige autre chose que du génie : de la patience, du rythme, et des jambes fraîches.



