Personne ne l'avait vue venir. En l'espace de trois semaines, Marta Kostyuk est passée du statut de joueuse prometteuse mais irrégulière à celui de force dominante sur terre battue. Douze victoires sans la moindre défaite sur cette surface en 2026, deux titres consécutifs, un premier sacre en WTA 1000 : l'Ukrainienne de 23 ans a vécu le printemps le plus spectaculaire de sa carrière.
Tout a commencé à Rouen, où elle a remporté le titre sans perdre un set. Puis le Billie Jean King Cup lui a offert un douzième succès de rang sur terre. Forte de cette confiance, Kostyuk a débarqué à Madrid avec l'ambition de confirmer. Elle a fait bien plus que cela. En finale, elle a dominé Mirra Andreeva 6-3, 7-5 en une heure et vingt et une minutes pour décrocher le trophée le plus prestigieux de sa carrière. Première Ukrainienne à remporter le Madrid Open depuis la création du tournoi en 2009, septième joueuse née dans les années 2000 à soulever un titre WTA 1000.
Ce sacre l'a propulsée au 15e rang mondial, son meilleur classement, et lui a offert des titres consécutifs pour la première fois de sa carrière. Le momentum semblait inarrêtable. Puis Rome a tout compliqué. Une douleur à la hanche, probablement liée à l'accumulation de matchs sur la surface la plus exigeante physiquement du circuit, l'a contrainte à déclarer forfait à la dernière minute. Aryna Sabalenka hérite du statut de tête de série numéro un dans le tableau romain.
La question qui obsède désormais le circuit : Kostyuk sera-t-elle prête pour Roland-Garros ? Avec 2 000 points en jeu et une confiance au sommet, le Grand Chelem parisien représente l'objectif ultime de cette séquence dorée. Mais la terre battue exige un tribut physique que même les plus résistantes finissent par payer. Les deux prochaines semaines de récupération seront décisives.


