Les derniers titres avant Roland-Garros se joueront samedi. À Genève comme à Strasbourg, les finales promettent des confrontations aussi inattendues que séduisantes sur la terre battue.
À Genève, Mariano Navone affrontera Learner Tien dans un duel qui n'aurait figuré dans aucune projection en début de semaine. L'Argentin a frappé fort en demi-finale en balayant Casper Ruud 7-5, 6-2, une victoire autoritaire contre le triple champion du tournoi. Navone, 25 ans, joue le meilleur tennis de sa carrière sur terre battue. Son revers long de ligne et sa couverture de terrain ont fait mal à tous ses adversaires cette semaine.
En face, Tien incarne la nouvelle vague américaine. À 20 ans, le gaucher a éliminé Tsitsipas et Bublik avant de survivre à un tie-break tendu dans la manche décisive face au Kazakh. Fraîchement entré dans le Top 20, Tien apporte une énergie et une variété de jeu qui déstabilisent les joueurs de terre battue classiques. Son coup droit, frappé à plat et très tôt dans la balle, est atypique sur cette surface.
La confrontation entre Navone et Tien oppose deux styles et deux trajectoires. L'Argentin, pur produit de la terre battue sud-américaine, face à un gaucher californien qui a appris son tennis sur dur. Le premier possède la régularité et la patience, le second la puissance et l'audace. Un titre à Genève constituerait un jalon majeur dans les deux cas.
À Strasbourg, Victoria Mboko défiera dans un choc nord-américain. Mboko, tête de série numéro un du tournoi, a navigué avec autorité vers la finale en écartant sa compatriote Leylah Fernandez en quarts (6-4, 6-4). La Canadienne, solide au service et disciplinée en fond de court, réalise un parcours sans faute.
Navarro arrive en finale portée par un comeback spectaculaire en quarts contre Zhang Shuai, remontant un set et un break de retard pour s'imposer 2-6, 7-6, 6-2. L'Américaine, huitième mondiale, possède la qualité de frappe pour dominer n'importe quelle adversaire quand elle est dans le rythme. Sa capacité à renverser les situations difficiles cette semaine témoigne d'une confiance mentale renforcée.
Les deux finales serviront de dernier baromètre avant Roland-Garros. Pour les quatre finalistes, un titre samedi lancerait le Grand Chelem parisien dans les meilleures conditions.

