Samedi sur le Philippe-Chatrier, Mirra Andreeva et Maja Chwalińska se disputeront la Coupe Suzanne-Lenglen. Quoi qu'il arrive, le tennis féminin couronnera une nouvelle championne de Grand Chelem.
Andreeva arrive en favorite légitime. Huitième mondiale à 19 ans, la Russe a traversé le tableau sans perdre un set jusqu'en demi-finale. Sa démolition de Kostyuk (6-1, 6-3) a confirmé la solidité de son jeu, mélange de puissance et de variété tactique qui fait d'elle la joueuse la plus complète du circuit cette saison. Ses chiffres à Roland-Garros parlent d'eux-mêmes : un seul break concédé en demi-finale, une régularité chirurgicale depuis le premier tour.
En face, Chwalińska incarne le conte de fées. Classée 114e mondiale, entrée par les qualifications, elle n'avait jamais battu une joueuse du top 50 avant cette quinzaine. Sept victoires plus tard, dont cinq en deux sets, la Polonaise de 22 ans se retrouve en finale. Son jeu de gauchère, truffé de variations et de coups inattendus, a déstabilisé chacune de ses adversaires. « Chaque balle peut être différente, ça peut être très agaçant pour les autres joueuses », avait-elle prévenu.
Les deux joueuses ne se sont jamais affrontées, ce qui ajoute une part d'inconnu à cette finale. Andreeva possède l'avantage de l'expérience au plus haut niveau et d'un physique éprouvé sur deux semaines intenses. Chwalińska, elle, n'a plus rien à perdre. Cette absence de pression pourrait s'avérer son arme la plus redoutable.
La finale féminine de Roland-Garros 2026 sera diffusée samedi 6 juin à 15h00 sur le Court Philippe-Chatrier. Un moment d'histoire, quelle que soit l'issue.
