Jack Draper a abandonné lundi au premier tour du Barcelona Open face à Tomas Martin Etcheverry, alors qu'il était mené 3-6, 6-3, 4-1. Cette fois, ce n'est pas le bras gauche qui a cédé, mais le genou droit. Un nouveau coup dur pour un joueur qui n'a disputé que huit matchs depuis son retour en février, après cinq mois d'absence causés par une fracture de stress au bras.
L'alerte est venue entre le deuxième et le troisième set. Le kiné a bandé la zone sous le genou droit, mais Draper a tenté de poursuivre. Trois jeux plus tard, incapable de se déplacer correctement, il a serré la main d'Etcheverry. « Je vais travailler pour m'en sortir », a-t-il déclaré après le match, fidèle à son tempérament combatif (ATP Tour). Le problème, c'est que les mois défilent et que la confiance physique ne revient pas.
Barcelone n'a pas attendu Draper pour accumuler les mauvaises nouvelles. Sept joueurs manquent à l'appel dans le tableau final. Casper Ruud, Félix Auger-Aliassime, Ugo Humbert, Learner Tien et Alejandro Davidovich Fokina se sont retirés avant le tirage. Valentin Vacherot, héros de Monte-Carlo où il avait atteint les demi-finales, a déclaré forfait avant son premier tour. Avec l'abandon de Draper, c'est un tiers des têtes de série qui ont disparu avant le deuxième jour.
Cette hécatombe illustre un problème que avait pointé du doigt la semaine dernière : le calendrier ATP broie les corps. Enchaîner Monte-Carlo et Barcelone avec une seule journée de repos pousse les organismes dans leurs retranchements, surtout sur une surface aussi exigeante que la terre battue. Le débat ne date pas d'hier, mais chaque vague de forfaits le relance avec plus de vigueur.
Pour , grand favori du tournoi en l'absence de , ces absences simplifient le parcours. L'Espagnol entre en lice mardi face au Finlandais Otto Virtanen et pourrait croiser en quarts, seule vraie menace dans sa moitié de tableau. Barcelone est son jardin, mais la qualité du plateau s'en trouve clairement diminuée.



