La scène avait des allures de spectacle. Novak Djokovic a investi un court éphémère installé sur la Piazza del Popolo, l'une des places les plus emblématiques de Rome, pour une séance d'entraînement publique avec Stefanos Tsitsipas. Des centaines de tifosi, massés autour du court improvisé, ont salué chaque frappe du Serbe de 38 ans, qui n'a plus disputé un match officiel depuis sa défaite contre Jack Draper à Indian Wells le 12 mars dernier.
Six semaines sans compétition, c'est une éternité pour un joueur de ce calibre. Mais Djokovic semblait détendu dans la lumière romaine, enchaînant les échanges avec fluidité avant de signer des autographes pour les spectateurs venus assister à ce moment rare. La veille, il avait déjà repris ses marques au Foro Italico lors d'une session avec le Péruvien Ignacio Buse.
Le sextuple champion de Rome (2008, 2011, 2014-15, 2020, 2022) affiche un bilan vertigineux de 68 victoires pour 12 défaites dans la Ville éternelle. Pourtant, sa dernière apparition ici remonte à 2024, soldée par une élimination au troisième tour face à Alejandro Tabilo. Le contexte est différent cette année : Djokovic revient sur terre battue pour la première fois de la saison, avec un classement qui a glissé et des questions légitimes sur sa forme physique.
Son premier adversaire sera le Hongrois Marton Fucsovics ou le jeune qualifié croate Dino Prizmic. Un test de reprise avant des défis potentiellement plus corsés, dans une moitié de tableau où l'attend Alexander Zverev. L'enjeu dépasse Rome : à un mois de Roland-Garros, Djokovic a besoin de matchs, de rythme et de confiance sur la surface qui a forgé certaines de ses plus grandes batailles.



