La nuit était tombée sur le Court Philippe-Chatrier quand Novak Djokovic a conclu l'affaire. Trois heures de lutte face à Giovanni Mpetshi Perricard, un premier set perdu, et pourtant le Serbe est toujours là : 5-7, 7-5, 6-1, 6-4.
À 39 ans, Djokovic entamait son 82e tableau de Grand Chelem. Mais les chiffres ne racontent pas tout. Le premier set a ressemblé à un mur. Le service de Mpetshi Perricard, l'un des plus redoutables du circuit, n'a laissé aucune ouverture. Djokovic lui-même l'a reconnu après le match : "Zéro chance sur son service au premier set. C'est l'un des services les plus impressionnants en termes de précision et de vitesse que j'ai affrontés dans ma carrière."
Le deuxième set a vu la métamorphose. Là où le jeune Français servait des missiles, le vétéran serbe trouvait des angles, allongeait les échanges, cherchait l'usure. Le break décisif est venu à 6-5, arrachant le set et renversant la dynamique du match.
La suite a été une démonstration. Djokovic a déroulé dans le troisième set (6-1), retrouvant la fluidité et l'agressivité qui l'ont mené à 24 titres majeurs. Le quatrième set, plus serré, n'a jamais réellement échappé à son contrôle.
Ce match représentait un enjeu particulier. Djokovic n'avait pas gagné un seul match sur terre battue cette saison. Une blessure à l'épaule l'avait écarté de la quasi-totalité du swing sur ocre. Roland-Garros constituait sa rentrée sur cette surface, sans aucun repère.
Le Serbe a qualifié ces trois heures de bénéfiques. À son âge, chaque match de compétition vaut davantage que dix séances d'entraînement. L'important n'était pas la manière, mais la capacité à survivre quand le niveau de jeu n'est pas encore là.
Au deuxième tour, Djokovic affrontera Valentin Royer. Un adversaire plus modeste, qui devrait lui permettre de monter en régime avant les échéances plus sérieuses. La quête du 25e Grand Chelem reste ouverte.



