Avant samedi, Flavio Cobolli avait perdu ses deux confrontations face à Alexander Zverev sans prendre le moindre set. En demi-finale du BMW Open, l'Italien a renversé la hiérarchie en dominant le triple champion du tournoi 6-3, 6-3, signant le résultat le plus marquant de sa jeune carrière.
À 22 ans et 16e mondial, le Romain confirme son explosion au plus haut niveau. Sa saison 2026 avait déjà pris un tournant décisif à Acapulco, où il avait décroché son premier titre ATP 500 en battant Frances Tiafoe en finale. À Munich, il a franchi un cap supplémentaire en écartant le numéro 3 mondial et tenant du titre dans son jardin bavarois.
Le parcours munichois de Cobolli force le respect. Pas un seul set concédé en quatre matchs, des victoires sur Vit Kopriva, Zizou Bergs et Diego Dedura avant le coup d'éclat face à Zverev. Face au favori du public, l'Italien n'a jamais tremblé. Son tennis offensif et son calme sous pression rappellent les meilleurs moments de la tradition italienne sur terre battue, de Berrettini à Sinner.
Dimanche, Cobolli retrouve Ben Shelton en finale. L'Américain, tête de série numéro 2, s'est lui aussi imposé en deux sets face au qualifié slovaque Alex Molcan (6-3, 6-4). Un duel de générations entre deux joueurs de 22 et 23 ans qui incarnent la nouvelle garde du tennis mondial.
Pour Cobolli, cette finale représente bien plus qu'un simple match. Après des années dans l'ombre des grands noms italiens, le Romain écrit désormais sa propre histoire. Celle d'un joueur qui ne recule plus devant personne.


