Flavio Cobolli est en train de s'imposer comme la nouvelle force italienne du circuit. À Madrid, le 10e joueur mondial vient de franchir un palier symbolique en éliminant Daniil Medvedev en huitièmes de finale, 6-3, 5-7, 6-4. Sa première victoire sur un membre du top 10 sur terre battue, la troisième sur un top 10 toutes surfaces confondues.
La trajectoire de Cobolli force le respect. L'Italien de 23 ans a grimpé de façon spectaculaire dans la hiérarchie mondiale, passant des qualifications et des premiers tours il y a encore un an, au statut de tête de série dans les Masters 1000 cette saison. Sa progression s'appuie sur un jeu complet qui se révèle particulièrement redoutable sur terre battue : des coups de fond puissants, un revers à deux mains solide et une capacité à construire les points avec patience avant d'accélérer au bon moment.
Face à Medvedev mardi soir, Cobolli a montré exactement cette combinaison. Dominateur dans le premier set grâce à un retour incisif, il a encaissé le réveil du Russe dans la deuxième manche sans jamais perdre sa lucidité. Dans le troisième set, il a breaké au neuvième jeu avant de remporter 12 des 13 derniers points du match pour conclure l'affaire. Un sang-froid qui en dit long sur sa maturité grandissante.
Ce parcours madrilène survient deux semaines après un résultat tout aussi marquant : une victoire sur en demi-finale à Munich, 6-3, 6-3, sans concéder la moindre balle de break. Le destin est facétieux, puisque c'est précisément Zverev qui se dresse en quarts de finale à Madrid. L'Allemand mène 2-1 au bilan direct, mais Cobolli possède désormais la recette pour le battre sur terre.
L'Italie du tennis vit une période dorée. Derrière le numéro 1 mondial , et désormais Cobolli portent les couleurs azzurre avec une régularité impressionnante sur le circuit. Si Cobolli passe Zverev mercredi, il pourrait terminer la semaine dans le top 12 mondial. À 23 ans, le Romain n'a visiblement pas fini de grimper.

