Sorana Cirstea avait prévenu : cette saison serait la dernière. À 36 ans, la Roumaine a choisi de tirer sa révérence fin 2026, après vingt années passées sur le circuit WTA. Mais avant de raccrocher la raquette, elle aura offert au Foro Italico l'un des plus beaux récits de cette édition romaine.
Tout a basculé au troisième tour. Face à Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, Cirstea a signé le plus grand exploit de sa carrière. Menée 6-2, 0-2, elle a renversé la Biélorusse 2-6, 6-3, 7-5 au terme de 2h14 d'un combat acharné. Trois breaks arrachés dans la manche décisive, un mental d'acier : c'était sa première victoire face à une numéro un mondiale.
En quart de finale, Jelena Ostapenko n'a rien pu faire. Cirstea l'a balayée 6-1, 7-6(0), atteignant pour la première fois de sa carrière le dernier carré à Rome. À 36 ans, dans sa saison d'adieu.
L'aventure s'est arrêtée en demi-finale face à , future finaliste. L'Américaine s'est imposée 6-4, 6-3 en 1h15, profitant de sa puissance au service pour renverser un premier set longtemps indécis. Cirstea avait pourtant breaké d'entrée pour mener 2-0, avant de voir Gauff enchaîner quatre jeux consécutifs.
Interrogée sur un éventuel revirement, Cirstea a esquissé un sourire : « Peut-être que si je gagne le tournoi, je promets d'y réfléchir. » Le titre lui a échappé, mais la question reste ouverte. Avec un bilan de 25 victoires pour 7 défaites en 2026 et un titre à Cluj-Napoca en février, la Roumaine prouve que le crépuscule d'une carrière peut aussi être lumineux.
Rome se souviendra de cette Cirstea-là : libre, décomplexée, dangereuse. La tournée d'adieu continue, et Roland-Garros l'attend.

