Le conte de fées ne s'arrête plus. Maja Chwalińska est devenue jeudi la première qualifiée de l'histoire de Roland-Garros à atteindre la finale du simple dames, en dominant Diana Shnaider 7-6(4), 6-4 en deux heures et dix minutes sur le Court Philippe-Chatrier.
La Polonaise de 24 ans, 113e mondiale au début de la quinzaine, a livré un match d'une maîtrise remarquable. Face à une Shnaider qui venait de terrasser Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, en quarts, Chwalińska n'a jamais tremblé. Trente-deux coups gagnants pour seulement dix-sept fautes directes : le ratio raconte la solidité de la gauchère polonaise, incapable d'être déstabilisée même dans les moments de tension.
Le premier set a longtemps été indécis. Chwalińska a sauvé deux balles de break à 5-5, puis a pris le contrôle du tie-break en remportant les cinq derniers points. Le deuxième set a suivi un scénario similaire : la Polonaise a réussi trois breaks de service pour prendre le large, avant de conclure à 6-4. En face, Shnaider a commis trente-six fautes directes, le double de sa rivale.
"C'est comme un rêve, honnêtement. Je ne sais pas ce qui se passe. Je suis juste très heureuse," a lâché Chwalińska sur le court, visiblement submergée par l'émotion.
Les chiffres donnent le vertige. Neuf matchs disputés à Paris depuis les qualifications, huit victoires en deux sets. Seule la deuxième qualifiée de l'ère Open à atteindre une finale de Grand Chelem, après Emma Raducanu à l'US Open 2021. Également la troisième joueuse à disputer sa toute première finale WTA dans un Grand Chelem.
Son classement projeté passe de la 113e à la 21e place mondiale, avec un top 14 garanti en cas de titre samedi. Les gains accumulés à Paris ont déjà dépassé l'ensemble de ses revenus en carrière.
Samedi, sur le Chatrier, Chwalińska affrontera Mirra Andreeva pour le titre. Deux joueuses qui disputent leur première finale majeure. Deux histoires hors du commun. Le tennis féminin vit un Roland-Garros d'exception.


