La surprise la plus marquante de Roland-Garros 2026 pourrait ne pas avoir de suite immédiate. Maja Chwalińska, qui a enchaîné neuf victoires consécutives pour atteindre sa première finale en Grand Chelem, doit désormais attendre le bon vouloir du All England Club pour disputer Wimbledon.
Le problème est simple mais cruel. La liste des engagées pour Wimbledon a été figée le 18 mai, quand la Polonaise pointait au 114e rang mondial, bien en dessous du cut-off aux alentours de la 101e place. Son parcours extraordinaire à Paris, qui l'a propulsée au 21e rang, est arrivé trop tard pour lui garantir une place directe dans le tableau principal.
Trois options s'offrent à elle : un wildcard du All England Club, annoncé autour du 17 juin, le tournoi de qualifications à Roehampton du 22 au 25 juin, ou la liste des remplaçantes en cas de désistements.
Chwalińska a choisi de ne pas jouer la moindre épreuve sur gazon avant Wimbledon. "Je ne vais rien jouer avant Wimbledon, c'est certain. J'ai besoin de temps pour recharger les batteries", a-t-elle confié après sa défaite en finale contre Mirra Andreeva (3-6, 2-6). La Polonaise compte prendre des vacances, dormir correctement et retrouver une alimentation normale après trois semaines intenses.
Sur la possibilité d'un wildcard, elle reste prudente : "Ce serait la nouvelle du siècle. Honnêtement, je ne m'y attends pas. Mais je prendrai ça comme un défi." Tim Henman, ancien demi-finaliste de Wimbledon et désormais membre du conseil du All England Club, semble pourtant lui donner raison en estimant qu'elle a de solides chances d'obtenir cette invitation.
Le précédent n'est pas encourageant. En 2025, la Française Loïs Boisson s'était retrouvée dans une situation identique après une demi-finale en Grand Chelem : pas de wildcard, et une élimination au premier tour des qualifications sur gazon. Chwalińska, forte de son expérience passée sur la surface ("J'adore utiliser le toucher et les slices"), espère que son cas sera traité différemment.



