Munich ouvre ses portes ce lundi pour la 107e édition du BMW Open, et le plateau rassemblé dans la capitale bavaroise a de quoi donner le tournis. Promu au rang d'ATP 500 cette saison, le tournoi a attiré un casting digne d'un Masters 1000, avec Alexander Zverev en tête d'affiche et une meute de jeunes loups bien décidés à lui disputer la couronne.
Zverev arrive en terrain conquis. Triple vainqueur de l'épreuve en 2017, 2018 et 2025, l'Allemand de 29 ans joue à domicile au sens propre du terme. Le MTTC Iphitos de Munich est son jardin, l'endroit où sa carrière a véritablement décollé il y a neuf ans. Après quatre demi-finales consécutives en Masters 1000 cette saison sans parvenir à soulever un trophée, Zverev a besoin de ce titre pour relancer la machine. Son premier tour face à Miomir Kecmanovic ne devrait pas poser de problème majeur, mais la suite s'annonce autrement plus corsée.
Taylor Fritz, septième mondial, apporte la puissance américaine dans le tableau. L'Américain reste sur une saison contrastée, brillant par séquences puis s'effondrant sans crier gare. La terre battue n'a jamais été sa surface de prédilection, ce qui rend sa présence à Munich d'autant plus intéressante : Fritz cherche à élargir son registre avant Roland-Garros.
Ben Shelton, neuvième mondial à seulement 23 ans, représente la menace la plus sérieuse pour Zverev dans la partie haute du tableau. Son service dévastateur et son jeu d'attaque peuvent faire mal à n'importe qui, même sur terre battue où la vitesse de balle diminue. Shelton a les armes pour créer des dégâts, à condition de trouver la patience nécessaire dans les échanges longs.
Mais le joueur que tout le monde surveillera s'appelle Joao Fonseca. Le Brésilien de 19 ans sort d'un parcours remarqué à Monte-Carlo, où il a atteint les quarts de finale en battant Matteo Berrettini au passage. Sa fraîcheur, son tennis offensif et son absence totale de complexe rappellent un certain Alcaraz version 2022. Classé 39e mondial, Fonseca grimpe à une vitesse folle et Munich pourrait constituer une nouvelle étape dans son ascension.
Le tableau recèle d'autres dangers. Alexander Bublik, onzième mondial, reste imprévisible mais capable du meilleur comme du pire. Jakub Mensik, 13e mondial à 20 ans, incarne la nouvelle génération tchèque. Flavio Cobolli, Jiri Lehecka et Luciano Darderi complètent un casting où chaque tour promet du spectacle.
La terre battue de Munich, légèrement plus rapide que celle de Monte-Carlo ou Barcelone, pourrait favoriser les joueurs offensifs. C'est précisément le profil de Zverev, mais aussi celui de Shelton et Fonseca. Le dénouement de dimanche prochain dira si le patron a tenu sa maison ou si la relève a frappé plus fort que prévu.



