Il y a des joueuses que le classement ne définit pas. Bianca Andreescu est de celles-là. Mardi au Foro Italico, la Canadienne de 25 ans a rappelé pourquoi elle avait conquis l'US Open en 2019 et atteint la quatrième place mondiale à seulement 19 ans. En dominant Sofia Kenin 6-4, 7-5 au premier tour de l'Open d'Italie, elle a envoyé un message clair à tout le circuit.
Le chiffre 137 colle à la peau d'Andreescu depuis des mois. Son classement actuel ne reflète pas son niveau réel, mais plutôt les années de galère qu'elle a traversées. Blessures au genou, problèmes à l'épaule, longues absences du circuit : la trajectoire de la native de Mississauga, en Ontario, ressemble davantage à un parcours d'obstacles qu'à une carrière linéaire. Pourtant, chaque fois qu'elle revient sur un court, quelque chose de spécial se passe.
Face à Kenin, ancienne championne de l'Open d'Australie 2020, Andreescu a montré toute la palette qui faisait d'elle une joueuse d'exception. Son service a été redoutable, avec cinq aces et une régularité impressionnante. En retour, elle a su lire le jeu de l'Américaine pour convertir cinq de ses six opportunités de break. Le premier set a basculé grâce à sa capacité à maintenir la pression dans les moments clés. Le second, plus disputé, a révélé sa force mentale quand il a fallu résister au retour de Kenin pour conclure 7-5.
Ce succès avait un goût particulier. À Charleston le mois dernier, Kenin avait éliminé Andreescu. La Canadienne a retourné la situation avec une maîtrise qui force le respect.
Le prochain défi s'annonce considérable. , 12e tête de série et elle aussi de retour au premier plan après une pause maternité, attend Andreescu au deuxième tour. Deux histoires de résilience qui vont s'affronter sur la terre battue romaine. Pour Andreescu, chaque match est une occasion de prouver que le classement ment, que le talent ne se dissout pas dans les blessures. Mardi, elle l'a prouvé avec éclat.


