En quatre jours et deux tours de tableau, Roland-Garros 2026 a déjà perdu deux de ses cinq premières têtes de série féminines. Jessica Pegula (N.5) est tombée dès le premier tour face à Kimberly Birrell. Elena Rybakina (N.2), championne de l'Open d'Australie en janvier, a suivi mercredi, renversée par Yuliia Starodubtseva au deuxième tour. Deux défaites qui transforment la physionomie du tournoi.
Ce n'est pas la première fois qu'un Grand Slam sur terre battue produit des surprises précoces. Mais perdre les numéros 2 et 5 mondiales avant le troisième tour confère à cette édition un parfum particulier. Le tableau s'ouvre, les outsiders sentent l'opportunité, et les favorites restantes héritent d'une pression accrue.
Aryna Sabalenka, numéro un mondiale, se retrouve dans une position de force inédite. La Biélorusse, qui court toujours après un premier sacre parisien, voit disparaître sa rivale la plus dangereuse dans sa partie de tableau. Son entrée en matière, 6-4, 6-2 face à Bouzas Maneiro, a montré une joueuse solide mais pas encore en surrégime. Paris représente le chaînon manquant de sa collection : elle possède trois titres du Grand Chelem (deux Open d'Australie, un US Open) mais n'a jamais dépassé les demi-finales à Roland-Garros.
De l'autre côté du tableau, Iga Swiatek avance avec l'assurance d'une quadruple championne. Huit jeux concédés en deux tours, zéro set perdu : la Polonaise impose un rythme que peu de joueuses peuvent soutenir sur cette surface. L'absence de Rybakina dans sa moitié de tableau supprime un obstacle majeur sur la route de la finale.
, tenante du titre, complète le trio de favorites. L'Américaine a lancé sa défense du trophée avec autorité (6-4, 6-0 face à Townsend) et possède l'expérience d'un sacre parisien, un atout psychologique considérable.
Derrière ce trio, le vide relatif laissé par les éliminations précoces crée des opportunités. Elina Svitolina (N.7), en pleine forme à 31 ans, Jasmine Paolini (N.13), finaliste 2024, et la surprenante Starodubtseva pourraient s'inviter dans la deuxième semaine. Le tennis féminin sur terre battue reste le plus imprévisible du circuit, et Roland-Garros 2026 le confirme de la manière la plus spectaculaire.

