En 2024, Mirra Andreeva découvrait les quarts de finale de Roland-Garros du haut de ses 17 ans, battant au passage Aryna Sabalenka. Deux ans plus tard, à 19 ans, la Russe ne surprend plus personne. Elle domine.
Sa victoire face à Fiona Ferro 6-3, 6-3 au premier tour, expédiée en une heure et onze minutes sur le court Philippe-Chatrier, porte son bilan sur terre battue cette saison à 16 victoires pour 3 défaites, le meilleur ratio du circuit WTA. Un chiffre qui dépasse celui de Maria Sharapova au même âge, comme les statisticiens se sont empressés de le souligner.
Le printemps d'Andreeva sur l'ocre ressemble à une marche triomphale. Titre au WTA 500 de Linz en avril, demi-finale à Stuttgart, finale à Madrid face à Marta Kostyuk, quarts de finale à Rome. Chaque semaine, la même intensité, la même régularité. La défaite face à Kostyuk en finale madrilène reste sa seule vraie déconvenue sur cette surface depuis deux mois.
Ce qui frappe chez Andreeva, c'est la maturité tactique. À 19 ans, elle lit le jeu comme une vétérane. Son revers à deux mains, frappé tôt et à plat, déstabilise les joueuses habituées aux échanges longs sur terre battue. Son jeu de jambes, rapide et économe, lui permet de défendre sans jamais subir. Contre Ferro, elle n'a jamais été inquiétée, variant les angles et dictant le tempo du match.
La huitième tête de série arrive à Roland-Garros avec une ambition claire. En 2024, elle avait craqué en demi-finale face à Jasmine Paolini après avoir éliminé Sabalenka. Cette fois, l'objectif est d'aller au bout. Le tableau pourrait la placer sur la route d' en quarts, un duel que tout le circuit attend.
En attendant, Andreeva construit son tournoi brique après brique. La reine de la terre battue 2026 a posé sa première pierre lundi. Le Chatrier, qui l'avait adoptée il y a deux ans, sait qu'il n'a pas fini de la voir.

